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Football béninois : le fiasco des stades met les autorités à nu

Le championnat professionnel béninois se poursuit, mais plusieurs clubs sont toujours privés de leurs terrains habituels. En cette saison 2025-2026, des équipes de Ligue 1 et de Ligue 2 sont contraintes de recevoir leurs adversaires loin de leurs villes, faute de stades homologués. Une situation qui dure et qui mérite une attention particulière.

Football béninois : le fiasco des stades met les autorités à nu

À Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo et Parakou, aucun match des deux divisions ne se dispute actuellement. Les travaux de rénovation sont régulièrement avancés pour justifier cette situation. Pourtant, ces chantiers ne datent pas d'hier. Voilà bientôt deux ans qu'ils se poursuivent, sans permettre aux clubs concernés de retrouver leurs installations. Pendant ce temps, le championnat continue, mais dans des conditions qui pénalisent aussi bien les équipes que leurs supporters.

Le constat est parlant. A titre d'exemple, L'AS Cotonou et l'ASPAC reçoivent à Toffo, les Dragons de l'Ouémé à Avrankou et les Buffles du Borgou à Nikki. Des clubs qui portent le nom et les couleurs de grandes villes sont obligés de s'en éloigner pour disputer leurs rencontres à domicile. Une situation difficile à concilier avec les ambitions de professionnalisation du football béninois.

Des clubs éloignés de leur public

Un match à domicile représente bien plus qu'une rencontre inscrite au calendrier. C'est un rendez-vous avec les supporters, une occasion de rassembler le public local et de faire vivre le football dans sa ville. Lorsqu'une équipe doit jouer à plusieurs kilomètres de chez elle, ce lien devient plus difficile à entretenir.Tous les supporters ne disposent pas du temps ni des moyens nécessaires pour effectuer le déplacement.

Certains finissent par rester chez eux, privant ainsi leur équipe de leur présence dans les tribunes. Pour les clubs, les conséquences peuvent également se faire sentir sur les recettes de billetterie et les possibilités de nouer des partenariats locaux.

Le football se construit aussi dans cette proximité entre une équipe et sa communauté. Priver durablement les clubs de leurs stades, c'est donc fragiliser une partie de cette relation. Les exigences du championnat professionnel ne devraient pas faire oublier cette réalité.

Des rénovations qui s'éternisent

 L'homologation des stades est indispensable pour garantir la sécurité des joueurs, des officiels et du public. Sur ce point, les exigences sont compréhensibles. Mais les travaux de mise aux normes doivent aussi avancer dans des délais raisonnables, avec un suivi rigoureux et une visibilité suffisante pour les clubs.

 Le stade Charles-de-Gaulle de Porto-Novo est notamment concerné par les travaux de rénovation. À Cotonou, Abomey-Calavi et Parakou, les clubs attendent également de pouvoir retrouver des installations conformes.

 La Fédération béninoise de football, les pouvoirs publics et les collectivités territoriales concernées doivent prendre leurs responsabilités. Les acteurs du championnat ont besoin de connaître l'état d'avancement des chantiers et les délais envisagés pour leur achèvement. Car, les clubs ne peuvent pas continuer indéfiniment à jouer loin de leurs villes.

In fine, les autorités compétentes sont donc attendues sur des réponses concrètes.

Alola BIAOU

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Roland AFFANOU

Journaliste au Patriote.

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