Djibouti : au moins 139 migrants morts dans un naufrage
Un bateau transportant plus de 300 migrants a chaviré au large de Djibouti dans la nuit du 8 au 9 octobre 2026. Le drame, qui a fait au moins 139 morts et laissé 84 personnes portées disparues, relance les inquiétudes sur les dangers de la migration irrégulière vers les pays du Golfe.

La traversée a viré au drame près de Guhere, au nord d’Obock, ville portuaire de Djibouti. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le bateau transportait 305 personnes qui tentaient de rejoindre le Yémen, dans l’espoir de poursuivre leur route vers les pays du Golfe à la recherche de meilleures opportunités économiques.
Le bilan communiqué dimanche 11 octobre fait état d’au moins 139 morts, dont 15 enfants, et de 84 disparus. Quelque 82 personnes ont survécu au naufrage. Ces chiffres pourraient encore évoluer, certaines dépouilles enterrées par des migrants n’ayant pas encore été intégrées au bilan officiel faute de vérification.
Les autorités djiboutiennes poursuivent les opérations de recherche et de secours. De son côté, l’OIM apporte une assistance médicale et psychologique aux rescapés accueillis dans son centre à Obock.
Malgré les violences qui secouent le Yémen, des milliers de migrants originaires de la Corne de l’Afrique continuent d’emprunter cette route maritime pour tenter de gagner la péninsule Arabique. La traversée du détroit de Bab el-Mandeb expose les voyageurs aux naufrages, aux réseaux de traite et à d’autres formes d’exploitation.
Selon le projet « Migrants disparus » de l’OIM, plus de 900 migrants sont morts ou ont disparu sur cette route en 2025. L’agence onusienne appelle les gouvernements et les partenaires internationaux à développer des voies de migration sûres et légales afin de prévenir de nouvelles tragédies. Ezéchiel Dagbégnon PADONOU











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