Santé publique au Bénin : Des agents sans salaire depuis 2019

Salaires impayés, disparités de rémunération, recrutements, retraite, indemnités ou encore régularisation administrative : la liste SYNTRASESH met en avant onze revendications pour lesquelles elle appelle à la mobilisation des travailleurs du secteur de la santé. Dans une campagne lancée le 15 septembre 2026, le syndicat dénonce une gouvernance sanitaire qui, selon lui, accentue les frustrations et la démotivation dans les établissements de santé.
La liste SYNTRASESH veut remettre les préoccupations des travailleurs de la santé au cœur du débat. Dans son document de mobilisation, elle invite ses militants et sympathisants à faire connaître aux usagers, aux populations et aux décideurs les difficultés rencontrées dans le système sanitaire. Elle demande également de rendre publics les actes qui, selon elle, entravent le bon fonctionnement des établissements de santé.
En effet, parmi les principales revendications figure le paiement régulier des salaires des agents en attente de reversement. Le syndicat affirme que certains seraient sans salaire depuis 2019. Il réclame aussi une harmonisation des rémunérations entre agents de l’État et personnels recrutés sur fonds propres, ainsi que l’octroi des congés payés et la déclaration de ces derniers à la CNSS. La régularisation administrative des travailleurs ayant effectué des formations hors plan est également exigée. La SYNTRASESH demande par ailleurs le recrutement dans la fonction publique des aides-soignants formés à l’EFMS de Parakou. Elle souhaite aussi que les augmentations accordées au personnel médical soient étendues aux autres acteurs des équipes de santé.
Autre point majeur : le recrutement massif d’au moins 5 000 agents. Le syndicat estime cette mesure nécessaire pour assurer la continuité des soins et mettre fin aux longues gardes, parfois de 48 heures ou davantage. Il réclame également une revalorisation de l’indemnité de logement et une révision de la pension minimale de retraite, avec un arrimage au SMIG.
Enfin, la liste demande de faciliter le retour en formation à l’INMES pour les anciens agents de l’État et le paiement du sursalaire aux conventionnés du CNHU. Elle précise que cette liste de revendications n’est pas exhaustive.
ASG









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