Niger : Tiani remanie la hiérarchie militaire après la mutinerie
Deux semaines après les événements des 28 et 29 août à Niamey, le président Abdourahamane Tiani a procédé à quatre nominations au sommet de la hiérarchie militaire nigérienne. Le général Mamane Sani Kiaou prend la tête des Forces armées nigériennes, tandis que plusieurs autres officiers changent de fonction.

Le principal changement concerne l’état-major général. Par décret signé le 11 septembre, le général de brigade Mamane Sani Kiaou, jusque-là chef d’état-major de l’armée de terre, est nommé chef d’état-major des armées (CEMA), en remplacement du général de division Moussa Salaou Barmou. Ce dernier occupait cette fonction depuis la prise du pouvoir par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), en juillet 2023. Les autorités n’ont donné aucune raison officielle à son remplacement.
Le changement à la tête de l’armée de terre découle directement de cette promotion. Le général de brigade Abdourahmane Abou Zataka, qui était l’adjoint de Kiaou, devient chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT). Il est secondé par le colonel-major Ibrahim Abderrazak Ben, désormais chef d’état-major adjoint de l’armée de terre.
Dans l’armée de l’air, le général de brigade aérienne Ismaël K. Sidi Omar est nommé chef d’état-major adjoint. Il quitte ainsi le commandement de la base aérienne 101 de Niamey, qu’il dirigeait depuis 2024.
Ces nominations interviennent après la mutinerie des 28 et 29 août, au cours de laquelle des militaires avaient pris position dans plusieurs sites sensibles de Niamey. Présentée ensuite par les autorités comme une tentative de déstabilisation, la crise avait notamment impliqué des éléments du Bataillon spécial de reconnaissance du Commandement des opérations spéciales.
Avec ce remaniement, Tiani réorganise donc une partie de la chaîne de commandement militaire, dans un contexte où la cohésion des forces armées demeure un enjeu majeur pour le pouvoir nigérien.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU









Commentaires (0)