Éclairage public : Le pont de Djonou abandonné dans le noir
Sur l’axe Abomey-Calavi-Cotonou, le pont de Djonou est loin de répondre aux exigences de sécurité qu’impose un axe aussi fréquenté. Car, à la tombée de la nuit, l’ouvrage se retrouve sans éclairage, laissant automobilistes, motocyclistes et autres usagers composer avec une visibilité réduite. Une situation qui interpelle et appelle l’attention des autorités compétentes.

À cet endroit, ce ne sont pas des lampadaires en panne qu’on remarque. Les poteaux destinés à l’éclairage public sont tout simplement absents. Il ne s’agit donc pas d’une installation qui fonctionne mal ou qui attend une réparation. L’éclairage fait pratiquement défaut sur cette portion du pont, alors que cet axe est régulièrement fréquenté, de jour comme de nuit.
C’est compliqué de traverser la nuit ...
La nuit tombée, les conditions de circulation deviennent plus difficiles sur le pont. Automobilistes, motocyclistes et autres usagers sont ainsi contraints de redoubler de prudence pour traverser cette partie de l’axe. La visibilité se réduit et les déplacements peuvent rapidement devenir plus compliqué, particulièrement pour les conducteurs de deux-roues. Et c’est bien là que se situe le danger. « Avec l’absence d’éclairage, il faut avoir les yeux partout. Il y a des nids-de-poule qu’on peut difficilement distinguer à distance et, lorsqu’un véhicule arrive en face, les phares peuvent aussi réduire la visibilité. Pour nous, les motocyclistes, il suffit d’éviter brusquement un nid-de-poule ou un obstacle pour se retrouver en difficulté. Avec les protections qui manquent par endroits, une simple mauvaise manœuvre peut également avoir de graves conséquences », témoigne un motocycliste.
Au-delà de l’inconfort, cette situation peut avoir des conséquences sur la sécurité des usagers. Un obstacle difficilement visible, un véhicule immobilisé ou encore un usager traversant la chaussée peut être aperçu tardivement par un conducteur. Sur un ouvrage où la marge de manœuvre est déjà limitée, le manque de visibilité peut accroître les risques d’accident.
À cela s’ajoute l’état des fers servant de gabarit au niveau du pont. Une partie de ces protections fait désormais défaut, laissant certains espaces sans protection. D’autres présentent également des signes d’usure. Une situation qui peut davantage inquiéter les usagers, surtout après la tombée du jour, lorsque ces protections sont difficilement visibles.
Un appel aux autorités
Pour les usagers, le constat est donc simple : le pont de Djonou ne devrait pas être laissé dans une telle situation. L’éclairage public permet non seulement d’améliorer les conditions de circulation, mais aussi de rendre les déplacements plus rassurants pendant les heures tardives. Du moins, ça ne coûte rien aux autorités compétentes de regarder de près ce qui se passe sur ce pont. « Il faut rétablir l’éclairage, mais aussi vérifier l’état de la chaussée et remettre les protections qui ont été enlevées ou dégradées.
Ce sont des aménagements qui peuvent contribuer à éviter des accidents. Nous souhaitons surtout qu’une intervention soit faite avant qu’un incident grave ne survienne », lance-t-il, un conducteur de tricycle qui fréquente cet axe. Sinon, Samuel y voit un manque de volonté, ou du moins de l’ignorance. Il se demande : « La voie où presque toutes les autorités passent, ce n’est pas vraiment à nous de leur rappeler. Ils savent ce qui est mieux à faire ».
En attendant une éventuelle intervention, les usagers n’ont d’autre choix que de redoubler de prudence pour traverser ce pont à la tombée de la nuit.
Alola BIAOU











Commentaires (0)