Régularisation du statut de 39 agents parlementaires : Djogbénou corrige des irrégularités sous Vlavonou
À l’Assemblée nationale, le changement de président est aussi marqué par un changement de méthode dans la gestion administrative. En décidant, le 3 septembre 2026, d’annuler plusieurs actes antérieurs relatifs à l’engagement, à la titularisation et au reversement de personnels parlementaires, Joseph Fifamin Djogbénou s'engage à remettre la gestion des ressources humaines sur le terrain de la rigue

Le président Joseph Djogbénou remet de l’ordre dans la gestion du personnel parlementaire. A travers la décision qui régularise le statut de 39 agents, le président de l'Assemblée nationale vient de taper dans la fourmilière. Il annule, de facto, plusieurs actes pris entre 2021 et 2026 et entraîne la perte, pour les intéressés, de la qualité d’agents permanents de l’Assemblée nationale. Dès lors, leurs contrats de travail antérieurs retrouvent leurs pleins effets. Selon certaines sources, cette régularisation serait en cohérence avec les règles encadrant le reversement des agents dans la fonction publique. Autrement dit, l'enjeu serait moins celui des personnes que celui de la conformité des actes administratifs ayant conduit à leur changement de statut. Cette décision prouve à suffisance que la présidence l'Assemblée nationale sous Louis Vlavonou n'est pas exempt de toute reproche. Mieux, elle révèle que des agents ont été reversés sans le moindre respect des textes et dispositions légales. Par ailleurs, cela amène à interroger la solidité juridique et administrative de certaines décisions prises sous la précédente législature.
Djogbénou face à la responsabilité administrative
Dans cette perspective, la démarche de Joseph Djogbénou traduit une volonté d’assumer pleinement la responsabilité qui incombe au président de l’Assemblée nationale dans la conduite de l’administration parlementaire sans considération amicale ou partisane. C'est la preuve de sa rigueur administrative qui consiste aussi à revenir sur des actes antérieurs lorsqu'un contrôle révèle qu'ils ne sont pas conformes au cadre applicable. En annulant les actes concernés, le nouveau président ne s’est pas contenté de gérer l’héritage administratif de son prédécesseur, il a choisi de le réexaminer et de corriger les irrégularités. Cette démarche mérite d’être suivie, car une administration moderne ne peut fonctionner durablement sur la base de considérations personnelles, politiques ou de convenance. Elle doit reposer sur des textes, des procédures et des critères applicables à tous.
Aller plus loin dans l’assainissement
Si Joseph Djogbénou veut inscrire son action dans une véritable logique de rigueur, il lui appartient de poursuivre l’audit des actes administratifs pris au cours des précédentes législatures, notamment ceux relatifs aux recrutements, reversements, titularisations, avancements et reclassements. L’objectif est de vérifier la conformité des décisions, de corriger les éventuelles anomalies et de garantir un traitement équitable entre les agents. La transparence sur les critères ayant conduit aux annulations est également de mise. Elle permettra de couper court aux interprétations et de rassurer les personnels concernés. En mettant la conformité aux textes au-dessus des relations, Joseph Djogbénou montre qu’un changement de gouvernance administrative est possible. Il urge maintenant de poursuivre d’assainissement de la gestion du personnel de l’Assemblée nationale et même des contrats signés avec des prestataires ou d'autres structures.
Alassane Touré











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